Comme un bateau sur la mer, notre vie est chahutée au gré des vagues
Au dessus de nous, le cris des mouettes qui nous regardent et qui nous narguent
Nos pas incertains sur le pont, vaillants marins, bravant la tempête
Notre esprit vagabonde, nos idées noires cognent dans nos têtes
Vite, il faut entrer dans la cabine, pour se mettre à l'abri
Faire semblant de ne pas entendre le hurlement du vent
Au milieu de cette immencité on se sent seul parfois, on se sent si petit
Et pour ne pas lacher la barre, il faut rester debout, se tenir comme un grand
La nuit arrive et le vent souffle toujours aussi fort
Pas de silence pas de repos, sans cesse rester éveillé
Ne pas s'assoupir, ne pas s'endormir, et retourner dehors
Les cernes sous les yeux, de ceux qui toute la nuit auront veillé
Les vagues sont toujours plus grosses encore
Elles nous empêchent de regarder devant, de voir l'horizon
Il fait froid, les mains gelées, le coeur serré, pas moyen d'être bien dans son corps
La peur nous envahie, égare notre lucidité, nous ferait presque perdre la raison
Le jour est maintenant bien là, le vent se calme, la tempêche peu à peu s'éloigne
C'est l'heure du rangement, remettre les choses à leur place
Les nuages s'en vont, c'est fini, le soleil et l'arc en ciel en témoignent
Alors reprendre possession de son bateau et refaire enfin surface
Marins d'hier, marins d'aujourd'hui et marins de demain
A la recherche du temps perdu, de sensations fortes, et amoureux de la mer
Ils ont appris, apprennent et apprendront
A vivre avec audace mais respect en toute chose, pour que le fruit n'est pas un goût amer